Chapitre 01·Cinq étapes pour lire une arête comme un horloger

L'anglage, pas à pas

Introduction
Introduction
Pièce d'étudeL'arête brute

La main se voit à la loupe

Sortie de la machine, une pièce de mouvement a des arêtes vives, à angle droit, souvent hérissées de bavures : de fines lèvres de métal soulevées par l'outil. L'anglage « casse » ces arêtes : l'horloger remplace l'angle droit par un chanfrein, une petite face inclinée, le plus souvent à 45°. Il le forme à la lime, puis l'adoucit et le polit jusqu'à ce qu'il renvoie la lumière d'un seul trait. Ce module suit ce travail pas à pas : l'arête avant et après, les outils, les gestes, les angles, et la façon de juger le résultat.

Avant
L'arête brute

Telle que l'usinage la laisse : un angle droit, vif, et une bavure qui se rebrousse le long de l'arête.

La pièce d'étude est un pont générique, sans marque, en laiton rhodié : une pointe (angle sortant), un dégagement à deux angles rentrants, deux rubis et une vis. Tournez-le à la souris ou au doigt ; le panneau voisin montre l'arête à la loupe : sa coupe, puis les outils, les angles et le reflet.

Niveau intermédiaireEnviron 15 minutes5 questions
À la fin, vous saurez
  • dire pourquoi on casse l'arête d'une pièce, et ce que l'anglage change à l'œil ;
  • nommer les outils de l'anglage, du plus gros au plus fin ;
  • décrire les gestes : former, adoucir, unifier, polir ;
  • expliquer pourquoi un angle rentrant vif se fait traditionnellement à la main ;
  • juger un anglage sous la lampe et nommer ses défauts.