Pourquoi une montre de poche dérive-t-elle alors qu'une pendule ne dérive pas ?
Pourquoi le tourbillon est devenu mythique
Pourquoi une montre de poche dérive-t-elle alors qu'une pendule ne dérive pas ?
- Au gousset, la montre reste verticale la majeure partie de la journée.
- La gravité décale le balancier-spiral et charge ses pivots : écarts de marche selon la position.
- Le tourbillon n'annule pas la gravité : il en moyenne les conséquences.
- 1795L'intuition
- 1801Brevet n° 157
- 1805Première vente
- 1986Renaissance (AP 2870)
Histoire · La gravité du gousset
Une pendule posée conserve toujours la même orientation par rapport au sol. Une montre de poche glissée dans un gousset ou suspendue à une châtelaine reste, elle, verticale la majeure partie de la journée : ce vecteur de force constant perturbe les oscillations du spiral, déplace son centre de gravité et génère des frictions asymétriques sur les pivots du balancier. Les horlogers la testent dans plusieurs positions de réglage, mais le biais ne disparaît jamais. À défaut de soustraire l'organe régulateur à l'attraction terrestre, Breguet choisit d'en moyenner les erreurs : c'est le tourbillon, breveté le 26 juin 1801 — une complication qui n'ajoute aucune indication au cadran.
Pourquoi la montre de poche dérive-t-elle ? Une pendule garde toujours la même position : son biais gravitationnel est constant et se règle une fois pour toutes. Une montre de poche change d'orientation selon qu'elle est portée, posée ou rangée : la gravité y agit différemment selon la position, ce qui crée une dérive que Breguet cherche à moyenner avec le tourbillon.