Benoît Mintiens & le constat du designer
Ressence naît à Anvers, non pas d'un atelier horloger, mais du regard d'un designer industriel étranger au sérail : Benoît Mintiens, habitué à concevoir des trains, des avions et des objets que l'on utilise sans y penser.
Son constat est d'une simplicité désarmante. Les aiguilles traditionnelles se croisent sur plusieurs plans superposés : elles se masquent l'une l'autre, projettent des ombres sur le cadran et introduisent une erreur de parallaxe dès que l'œil quitte l'axe. Lire l'heure devient un minuscule effort d'interprétation.
Le nom même dit le programme : Ressence, contraction de « Renaissance de l'Essentiel ». L'heure sera désormais projetée sur un plan unique, coplanaire, à deux dimensions — une surface qui bouge dans son entier au lieu d'aiguilles qui se chevauchent.