L'Isochronisme : la loi sacrée du balancier
Quand la géométrie triomphe de la perte d'énergie
Pour un horloger régleur, le mouvement parfait n'est pas celui qui va vite, mais celui dont le battement reste imperturbable. Que le ressort de soit armé à bloc (300° d') ou au bout de sa (180°, le seuil critique), la durée de chaque oscillation doit demeurer strictement identique. C'est l'.
Grâce à la courbe terminale, le centre de gravité du spiral reste rigoureusement sur l'axe du balancier. La période est indépendante de l'amplitude.
100% · 315° · 0.0 s/j — arc généreux, moteur plein, la montre est à l'heure.
Le but ultime de cette quête s'appelle l'isochronisme : la capacité du balancier à mettre exactement le même temps pour faire un aller-retour, que son mouvement soit très ample (ressort remonté à bloc) ou très faible (montre presque vide d'énergie). Si une montre est parfaitement isochrone, elle ne variera jamais. Mais un ennemi invisible s'y oppose en permanence : la gravité terrestre.