Décalibre
Journal de l'horloger

Comment une montre se remonte-t-elle toute seule ?

La montre automatique est un chef-d'œuvre de commodité mécanique. Mais par quel miracle les mouvements de votre poignet se transforment-ils en réserve de marche sans aucune source d'électricité ?

Le secret réside dans la masse oscillante (ou rotor), une pièce de métal lourd (souvent en tungstène ou en or) montée sur un roulement à billes au centre du mouvement. Lorsque vous bougez le bras, la gravité entraîne le rotor dans un mouvement de rotation rapide. Le train de remontage démultiplie ensuite cette rotation pour multiplier le couple transmis au ressort de barillet, tandis que des systèmes d'inverseurs le remontent que la masse tourne dans un sens ou dans l'autre (remontage bidirectionnel).

Deux jalons ont fondé la technique moderne : en 1931, Rolex présente le système Perpetual, premier rotor à rotation complète sur 360° (les solutions antérieures, comme la masse à butées de John Harwood en 1923, n'oscillaient qu'entre deux butées) ; en 1948, Eterna perfectionne l'Eterna-matic en montant le rotor sur un roulement à billes, solution toujours en usage. En pratique, huit à dix heures de port quotidien suffisent en général à entretenir la réserve de marche d'un calibre automatique moderne.

Le remontage automatique est l'un des thèmes favoris des étudiants en horlogerie, car il fait appel à une mécanique d'une grande ingéniosité visuelle.

Envie de comprendre comment fonctionnent les systèmes de remontage automatique ? Rejoignez Décalibre et découvrez le fonctionnement détaillé des plus célèbres calibres automatiques à travers nos modules en ligne.