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Alain Silberstein : Quand l'architecture et le Bauhaus bousculent la mécanique

Avant que le terme d'« horlogerie de designer » ne soit galvaudé, Alain Silberstein s'impose dès la fin des années 1980 comme un créateur précurseur…

Avant que le terme d'« horlogerie de designer » ne soit galvaudé, Alain Silberstein s'impose dès la fin des années 1980 comme un créateur précurseur. Architecte d'intérieur de formation installé à Besançon, il présente ses premiers prototypes horlogers à Bâle en 1987 et applique les préceptes de l'école du Bauhaus à la mécanique horlogère.

Tandis que l'industrie sort à peine de la crise du quartz, Silberstein impose une grammaire visuelle inédite : aiguilles géométriques — sur plusieurs modèles, un triangle rouge pour les heures, une grande flèche pour les minutes et une serpentine jaune pour les secondes, avec des variations selon les créations —, couronnes laquées, boîtiers cylindriques stricts et boutons-poussoirs facettés.

Mais l'audace formelle d'Alain Silberstein repose sur une solide assise micromécanique. Ses créations intègrent des complications de haut rang : tourbillons, calendriers perpétuels — comme la Marine Perpetual, dont le mouvement a été développé par Svend Andersen — et chronographes automatiques, notamment sur base Lemania 5100 ou Valjoux 7751. Son influence se mesure aussi à ses collaborations : avec MB&F pour la HM2.2 Black Box en 2009, et avec Louis Erard depuis 2019.

Sources

Hodinkee — The '80s design iconoclast ; Les Échos — Alain Silberstein, créateur horloger à Besançon ; Phillips — Alain Silberstein Marine Perpetual ; Louis Erard — Le Régulateur x Alain Silberstein.

Pour aller plus loin

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