Dans l'histoire des instruments militaires d'aviation, peu de signatures possèdent l'aura de Dodane. Fondée en 1857 à La Rasse par Alphonse Dodane et son beau-père François-Xavier Joubert, la maison s'installe ensuite à Besançon, où Auguste Perret conçoit son usine, et se consacre à la chronométrie au service des forces armées.
Dans les années 1950, les autorités françaises de la Défense définissent les exigences des chronographes militaires Type 20, puis Type 21 : fonction « retour en vol » (flyback), cadran noir à indications luminescentes, autonomie supérieure à 35 heures et dérive de marche limitée.
Cette complication permettait aux navigateurs et pilotes de chasse, le chronographe en marche, de le remettre à zéro puis de le relancer au relâchement du poussoir, sans exécuter séparément les opérations d'arrêt, de remise à zéro et de départ — un gain précieux pour les calculs de navigation. Dodane a également fourni des chronographes de bord pour l'aviation militaire, notamment pour des Mirage, perpétuant une horlogerie instrumentale sans compromis.
Sources
Dodane 1857 — Histoire ; Montres de luxe — Dodane, une histoire de famille ; Chronographes.net — Dodane, Airain, Chronofixe : l'histoire d'un type ; Revolution — The history of the French military Type 20.
